Les moissons du futur

Voici le compte rendu du documentaire « Les Moissons du futur »

Mexique : 

Le Maïs est né il y a 9 000 ans. C’est la plante la plus produite au monde.

Le système de la milpa date des moyens. On y cultive plusieurs plantes. Le maïs sert de tuteur aux haricots. La citrouille quant à elle fait de l’ombre aux sols. Elle conserve l’humidité. Véritable symbiose.

Les mauvaises herbes sont même donnés à manger aux animaux. Il y a aucune pertes.

Les animaux donnent du fumier qui servent d’engrais. On a une véritable culture en circuit fermée. On vise l’autosuffisance. C’est de l’agroécologie. On a aucun intrants chimiques. Véritable mode développement durable.

Les petites fermes sont plus productives que les grandes car elles consomment moins d’énergie.

Midwest :

Exemple de producteur américain qui dispoe de 480 ha de soja et de maïs transgénique.

Il doit les racheter tout les ans. Il utilise des OGM qui sont plus résistants. Il utilise aussi massivement le roundup.

Cet agriculture concède que la diversité limite les pertes liées aux insectes. Surenchère chimique de son côté. Il utilise le roundup qui est un pesticide ultrapuissant car plus simple.

 

Le Mexique et les Etats-Unis : l’ALENA

 

 

Les accords de l’ALENA signé en 1992 et en activité à partir de 1994 met en place entre les 2 pays le libre-échange. La FAO n’aime pas trop ce principe pour l’agriculture. Pour elle, les Firmes Transnationales (FTN) profitent à la fois des subventions et à la fois du marché.

D. Pimentel en 1992 publie une étude sur les pesticides. Mort de la faune et détérioration de la flore. Le coût est de 10 milliards de dollars par an pour les Etats-Unis. Ce coût tient aussi compte de retombées sanitaires. Les firmes ont fait pression pour discréditer ces résultats …

Les travaux de l’union européenne sur la question en 2008 valide ces travaux. 26 000 cas en Europe aurait été recensés ainsi, coûtant 26 milliards de dollars par an.

Pour les Mexicains, l’ALENA aurait ruiné ses paysans. Les prix fixes auraient été supprimés tout comme les subventions accordés aux paysans (mais maintenant par les Etats-Unis pour les siens par contre …). La conséquence de cette mesure aurait été un problème d’autosuffisance et de sécurité alimentaire.

Souveraineté alimentaire : on consomme ce qu’on produit

Sécurité alimentaire : On peut acheter / produire ce qu’on consomme

Le Mexique a du importer 30% de produits agricole faisant augmenter de 601% les prix … Les revenus des paysans ont plongés. L’exode rural a augmenté et le nombre de bidonvilles explosé.

19 millions de Mexicains souffrent de malnutrition. 

L’ONU va plutôt dans le sens des petits producteurs. Les FTN limitent la souveraineté alimentaire.

 

Malawi

Le Malawi compte 15 millions d’habitant. Les habitants y vivent avec moins d’un euro par jour et par habitant

24 000 personnes sont sous-nourris. Lorsqu’il y a des retard de la saison des pluies, il y a des risques de famine. Plus de 75% de la population est rurale. L’insécurité alimentaire, la famine et la pauvreté se concentrent dans les espaces ruraux. Les sols sont pauvre en azote et en phosphore. On y tente des expérience d’agroforesterie.

Les feuilles de gliricidia (arbre d’origine américaine) sont utilisées comme engrais (3x/an). Fertilise des sols pauvres. Enrichis les sol. Culture du maïs. Conserve l’humidité.

Les arbres légumineux fixe l’azote.

Avec des intrants chimiques on avait des rendements de 100 sac de mais contre 200 avec la gliricidia. De plus elle permet d’avoir 2 à 3 récoltes par an. 

Des rendements qui permettent de manger un fois par jour au Malawi. Les récoltes se font surtout en avril. La soudure reste difficile. En Septembre les réserves sont épuisées malheureusement.

L’avancée du Sahara dans ce pays entraîne une baisse des productions.

Les arbres séquestrent en plus le CO² et limite l’effet de serre.

La Révolution verte a fait disparaître l’agroforesterie partout dans le monde dans les années 60. Elle a augmenté le réchauffement climatique. L’agriculture est à l’origine des productions d’eau, de gaz, mais aussi de paysage. Le protection du paysage est important car la révolution verte les a saccagé. Il faut régénérer sols et paysages. 

 

Forêt Noire

A partir des année 60, Manfred a cultivé en suivant la révolution verte. Il a utilisé un maïs hybride. Après 3 à 4 années de culture, il a dû pratiquer l’épandage (lâché de pesticide par les airs). En 1950 les sols étaient en bon état. lls sont devenus dur, clair, sans humus.Des problèmes sont aussi apparus en 1967 avec l’usage de la cymazine comme insecticide.

Il est donc passé à une agriculture biologique en 1967. Un bon sol doit avoir une couleur noire.

Manfred utilise aujourd’hui la technique culturale simplifiée. Elle utilise des engrais verts et semis directs. On remue le sol le moins possible et on utilise un humus, un couverture végétale. Le trèfle fixe l’azote dans les sols. Pratique la culture du soja. Rendements similaires aux autres modes de cultures. L’agriculture biologique permettrait de réduire de 40% l’effet de serre.

Les rendements sont similaires aux agricultures industrielles. Le biologique est plus costaud face à la sécheresse (résultat d’une étude scientifique allemande).

Les sols plus dense sont les plus riches.

Permet aussi la réduction des coûts : 500 euros par hectares et par an pour Manfred et son fiston.

Les intérêts économiques des firmes bloquent la transition vers l’agriculture durable d’après la FAO.

Le Push-Pull au Malawi

Hans Herren : une agriculture à la croisée des chemins (2008)

Les modes de cultures sont à revoir. 60 pays sont d’accords sur ce point.

Il faut une agriculture durable et productive. Les statuts des agriculteurs doivent aussi être revus. Ils doivent être mieux payés. Il faut changé de paradigme. Les scientifiques et les paysans doivent travailler ensemble. Dans cet esprit le Dr. Zayhar Khan a inventé la culture du push-pull. au Malawi.

3 fléau existent au Malawi. L’herbe des sorcières occasionne de lourdes pertes. Un papillon, le pyrale, manga aussi les récolte. 10 millions d’euros par an sont ainsi perdus par sa faute. Mansonto est parvenu à créer un OGM qui le repousse. Et en 1975 l’entreprise invente le roundup.

En 3 ans, le push-pull a supprimé tout ces problèmes. Le Dr Zahyar Khan a sélectionné 2 plantes africaines qu’il faut combiner. Le rendement est passé de 2 à 22 sacs. Il s’agit du Desmodium et de l’herbe à éléphant.

Le desmodium repousse le pyrale et empêche les racines de l’herba à sorcière de pousser. L’herbe à éléphant, planté autour du champs de maïs, récupère et garde les pyrale qui ont été repoussé par le desmodium. D’où le nom de push-pull. C’est une technique de contrôle des ravageurs. La productivité a été multipliée par 3. 

Cette pratique se répand au Kenya aussi.

D’après certains rapport l’agrobiologie pourrait ainsi augmenter les rendements de 120%.

L’échelle locale est primordiale. La production locale doit créer des marchés locaux. Les investissements pour les paysans sont faibles dans le cadre de l’agrobiologie. Les petits paysans doivent être soutenus par les pouvoirs publiques. 1 dollar investit rapporte 3 dollars contre 1,5 dollars dans le secteurs industriel d’après la banque mondiale.

Le Sénégal

En 1980 le FMI oblige le pays à suivre un plan d’ajustement structurel pour réduire sa dette. Le pays s’est mis à faire de l’arachide (produit d’exportation très utilisée pour son huile). Le Sénégal a du alors importer des denrées agricoles d’origines européenne (blé, oignon …).

En 2006 le gouvernement a interdit l’importation de l’oignon durant sa période de production au Sénégal. Mesure protectionniste donc. L’activité fait travailler des ouvriers saisonniers. L’herbe nourrit les animaux. Les fleurs sont consommés … Il s’agit donc d’une culture excessivement importante pour les Sénégalais.

D’après les témoignages, en 6 ans la production annuelle a explosé et le chiffre d’affaire a été multiplié par 7 ! Le prix de l’oignon a donc baissé car il y en avait trop. Victime de son succès les marchés ont été saturés. En plus c’est une culture saisonnière qui ne peut être stocké.

On le voit dans le cas du Sénégal, l’agriculture doit s’accompagner d’un encadrement qui va à l’encontre des politiques de dérégulation actuelle.